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Bruniquel sous les feux des projecteurs

jeudi 31 août 2017, par Corinne Trevisan

Bruniquel, ce petit village plein de charme, dominant d’une hauteur impressionnante la rivière Aveyron, fait parler de lui ! Et pas n’importe comment ! Il y a quelques jours la chaîne de télé France 2 a souhaité mettre Bruniquel au centre d’un reportage diffusé le 21 juillet dernier. Les châteaux de Bruniquel sont inscrits pour toujours sur la route du cinéma français avec "Le vieux fusil". En 1975, le réalisateur Robert Enrico va passer trois mois avec toute son équipe perchés sur cette falaise qui surplombe la rivière Aveyron. Cette enceinte médiévale va donner corps à ce film mémorable.

Romy Shneider... Et Philippe Noiret, dans le rôle de ce médecin fou de vengeance après la mort de sa femme et de sa fille assassinée par les Allemands. En toile de fond, un château, qui abritera toutes les scènes principales du film. Quelques photos retracent le tournage, mais aucun décor n’a été conservé. Un château qui a failli disparaître lors d’une scène de tournage : le feu, qui aurait dû être contenu, s’est propagé à toute vitesse. Aujourd’hui, l’édifice, qui appartient à la commune, attire chaque année jusqu’à 33 000 visiteurs. Voir le reportage en cliquant ici

Mais la notoriété de Bruniquel n’est pas seulement dûe à ses châteaux et à son village médiéval classé parmi les plus beaux villages de France, c’est aussi et surtout, un lieu emblématique pour la richesse de son patrimoine préhistorique. « L’Homme de Bruniquel » est désormais connu dans le monde entier ! Dans la grotte de Bruniquel (Tarn-et-Garonne), à 336 mètres de l’entrée, des structures aménagées viennent d’être datées d’environ 176 500 ans. La plus vieille oeuvre humaine signée... Néandertal ! Cette découverte recule considérablement la date de fréquentation des grottes par l’Homme, la plus ancienne preuve formelle datant jusqu’ici de 38 000 ans (Chauvet). Elle place ainsi les constructions de Bruniquel parmi les premières de l’histoire de l’Humanité. Par ailleurs, des traces de feu à proximité révèlent aussi que, bien avant Homo sapiens, les premiers Néandertaliens savaient utiliser le feu de manière à circuler dans un espace contraint, loin de la lumière du jour. Ces travaux, publiés le 25 mai 2016 dans la revue Nature, ont été menés par une équipe internationale impliquant notamment Jacques Jaubert de l’université de Bordeaux, Sophie Verheyden de l’Institut royal des Sciences naturelles de Bruxelles (IRSNB) et Dominique Genty du CNRS, avec le soutien logistique de la Société spéléo-archéologique de Caussade, présidée par Michel Soulier. Ils ont été soutenus par le ministère de la Culture et de la Communication. Les recherches continuent. Une chose est sûre : maintenant Bruniquel est cité comme un site majeur dans les encyclopédies Universalis et Britannica...

France Inter a interviewé Jaques Jaubert et retrace l’histoire de la grotte de Bruniquel : une grotte qui change notre vision de Néandertal !

Une visite virtuelle : Lorsque la datation extraordinaire de la grotte de Bruniquel (176 500 ans) fut officialisée devant le monde entier avec la parution d’un article dans la revue scientifique internationale « Nature », la municipalité de Bruniquel a demandé à Luc-Henri Fage, spéléologue et réalisateur, un film en exclusivité.

Ce lieu exceptionnel étant interdit au public pour des raisons de conservation, la vidéo installée dans l’une des salles du château en août, permet une visite virtuelle.

Cette année c’est une exposition en douze tableaux qu’a composée le cinéaste avec l’aide de la DRAC, de Michel Jaubert, des spéléos caussadais et le soutien du Département et des établissements Lafarge. Aujourd’hui, un projet de valorisation ambitieux et innovant est en cours d’élaboration afin de permettre à tous d’appréhender les mystères de Bruniquel.

 

 

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